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Qui sommes-nous?

Manifeste

Le Comité NTU n’est pas contre les trains, ou même contre le CN. Nous sommes des citoyens et des citoyennes socialement responsables qui aimons notre quartier et tout ce qui le rend unique. Oui, cela inclut les trains et tout le patrimoine qui accompagnent ceux-ci. Cependant, nous sommes tout aussi en faveur d’une cohabitation respectueuse et harmonieuse entre les gens du quartier et l’important citoyen corporatif que représente le Canadien National pour Pointe-Saint-Charles.

Nous sommes un regroupement de personnes ayant observé une dégradation importante de la quiétude et de la qualité de vie dans notre quartier depuis la privatisation du CN en 1995. À ce titre, nous tentons d’amener le Canadien National à s’asseoir à la table de négociation pour trouver des solutions consensuelles aux problèmes de santé publique qu’entraînent l’exploitation continuelle et déraisonnable des activités ferroviaires sur la population résidant en marge de la cour de triage et des voies ferroviaires. Nous cherchons, en toute bonne foi, à trouver des compromis satisfaisants pour tout le monde. Nous sommes ouverts à la négociation que nous tentons en vain d’établir avec le CN.

Nous représentons autant les nouveaux propriétaires de condos issus de la vague de gentrification que les résidants habitant les loyers modiques aux abords des voies ferroviaires. Notre démarche se situe au-delà des classes sociales et des castes dans lesquelles nos détracteurs tentent de nous enfermer. Nous représentons les payeurs de taxes qui, d’une manière ou d’une autre, souffrent de la pollution sonore, des désagréments et du stress qu’entraînent les nouvelles pratiques d’exploitation ferroviaire à Pointe-Saint-Charles.

Certains d’entre nous sont effectivement de nouveaux arrivants dans le quartier. D’autres y ont vécu toute leur vie. Nous ne représentons pas les personnes qui ont découvert trop tard qu’un train passait à proximité de leurs demeures ; nous représentons celles qui subissent au quotidien les contre-coups sonores d’une exploitation ferroviaire dépassant toutes limites sonores raisonnables et acceptables. Nous représentons ceux et celles qui estiment que le plus élémentaire des savoirs-vivres indiquerait au CN d’adapter ses pratiques afin de respecter un tant soit peu les personnes qui vivent aux abords de ses installations.

Le débat n’est pas à savoir qui était là le premier, mais bien de délimiter ce qui constitue une pratique industrielle raisonnable aux abords d’un quartier résidentiel. Le débat tourne autour du fait que depuis 1995, la privatisation du CN a entraîné des changements majeurs dans les pratiques d’exploitation de l’entreprise et que le CN dirige ses activités commerciales au détriment même de la population qui l’accueille en son sein. Nous croyons que s’il était de bonne foi, le CN modifierait ses pratiques pour calmer la grogne citoyenne et ramener un peu de quéitude dans le quartier en adaptant ses pratiques et ses installations.

À l’instar de nombreux regroupements avant le nôtre qui ont tenté de faire entendre raison au CN depuis plus d’une dizaine d’années, nous sommes conscients que le CN est là pour rester. Nous sommes réalistes, mais aussi déterminés et pleins de ressources. Notre but n’est pas de nuire aux travailleurs du CN ou aux activités de l’entreprise. Notre but est de rappeler au Canadien National qu’il n’est pas au-dessus de toutes les lois et que les nouvelles législations de l’Office des transports du Canada nous donne des leviers pour faire respecter nos droits.

Bref historique

Le gouvernement canadien privatise le CN en novembre 1995 en effectuant un premier appel public à l’épargne. Très rapidement les citoyens du quartier Pointe-Saint-Charles commencent à subir les désagréments causés par un changement significatif dans les activités ferroviaires. Les bruits et vibrations se font de plus en plus envahissants de sorte que, dès 1999 des plaintes sont adressées à la Ville de Montréal. En 2000, les terrains du CN en bordure de la rue Wellington sont acquis par la compagnie Ray-mont, laquelle procède à des activités de triage, engendrant d’avantage de pollution sonore.

Depuis plus de dix ans maintenant les citoyens du quartier se mobilisent pour convaincre le CN de prendre des mesures correctives permettant un retour au calme et une amélioration de la qualité de vie dans le quartier. Tour à tour Pro Pointe, puis le Comité de Pointe-Saint-Charles pour le contrôle des activités ferroviaires ont démontré des efforts considérables afin de sensibiliser le CN quant à sa responsabilité sociale.

C’est dans ce contexte et dans l’objectif de poursuivre et de mener à bout les efforts déployés dans les dix dernières années que le Comité Nous et les Trains a été fondé à l’initiative de plusieurs résidants de Pointe-Saint-Charles.

Vision et mission

Le comité NTU met au cœur de ses préoccupations le bien-être et la qualité de vie de tous les résidants du quartier. Notre objectif est de mobiliser les citoyens et citoyennes de Pointe-Saint-Charles, de les informer quant à leurs droits en matière de bruits et vibrations ferroviaires et d’entreprendre en leur nom toutes les démarches nécessaires afin d’assurer une saine cohabitation et une jouissance paisible de notre quartier.